Mia Dumont - Blog d'une consultante du Superflu...

Mia Dumont – Blog d'une consultante du Superflu…

Été 2015

Je suis lasse… Que dire d’autre.

Ce départ de l’être aimé, ce vide et cette vie qui continue sans lui fait de moi un être en attente, une contemplative.  Je suis dans l’inaction.  Ou plutôt, je « fonctionne » au besoin.  Un bouton que je tourne à « on » lorsqu’on attend quelque chose de moi.

Nous avions un bel avenir, des projets ensemble.  Une vie à deux.  À plusieurs puisqu’il y a la famille et les amis.  Ceux d’avant et les nouvelles belles personnes qu’il m’a laissées en quittant.

Reste la vie… Et mon chien.  Important pour moi puisque c’est le seul être qui dépend de moi maintenant.  C’est mon chien, ma responsabilité, mon souci et ma joie.  Mon petit compagnon terriblement gâté et tendre.  Celui qui me fait une fête quand j’arrive et qui dort au pied de mon lit.  Celui qui s’approche de moi lorsque les larmes jaillissent le soir, parfois, pour un rien.  Une petite révolte salée.

J’ai donc passé quelques jours à Québec, ma ville.  Chez mes amis Jules et Louise, les mêmes qui étaient là lorsqu’il est parti.  Et un dimanche avec mes cousins retrouvés.  Moment de douceur, longue marche sur la grève, le St-Laurent retrouvé.

J’ai redécouvert mon fleuve, cette merveille à qui j’ai tourné le dos après avoir vécu tant d’années en l’ayant sous les yeux sur la Terrasse Dufferin, à St-Nicolas ou à l’île d’Orléans.  Ingrate que je suis.  Je me promets de réparer ça l’an prochain en faisant la route 132 jusqu’à Gaspé.  Loin, loin.  Pour remplir mes yeux, mon coeur et mes poumons de cet air du Québec qui a fait de moi ce que je suis, de cette terre en bois debout qui me sert parfois de modèle lorsque le vent souffle trop fort.  Pour me rapprocher de lui aussi qui aimait le Québec et ses paysages.

Quelques photos banales prises à St-Antoine de Tilly, sur la rivière Chaudières, à St-Pierre-les-Becquets.  Moments figés pour me rappeler qu’il y a bien un été, un dégel, un renouveau après les intempéries.

Il pleut beaucoup cet été.  Ça doit être que le ciel pleure avec moi son départ…

Pique-niques à St-Cloud

Dimanches ensoleillés de juin. Deux après-midi passés au même Parc,  question de profiter du soleil d’été et de sortir des sentiers battus.

Le premier: J’arrive à peine et il me faut voir ma famille d’accueil, soit Carole, Philippe et leurs enfants et petits enfants.

Direction:  Parc de St-Cloud, à dix minutes de la maison.   On déménage la cuisine sur l’herbe.  Une chaise pour papou et des couvertures disparates pour nous.  Du « finger food » et du vin à volonté aussi.  Des jus, du Coca Zéro, de l’eau, nous sommes en affaires.  Un ballon, une guitare aussi, pour l’ambiance.

Problématique du stationnement (fréquent) mais nous trouvons à garer les trois voitures dans une allée ombragée.  Et là, à deux pas, une clairière presque vide pour s’étendre, rigoler, manger, boire, jouer.  En paix.  En famille.  Les heures passent, le soleil claque, il fait bon.  Resteront des clichés qui le sont, au propre comme au figuré.

Prise deux:  Avec amies et leurs mères: Véronique et sa maman, Lisbeth et Clara from Vénézuela.  Petit banc pour l’une, coussins et arbre pour l’autre, style déjeuner sur l’herbe.  Carole et moi pour lier tout ça.  Une réunion de filles comme on dit.  Papotages, rigolades, vin frais et traduction simultanée puisque Clara ne parle qu’Espagnol.  Joies simples estivales.  Et de beaux souvenirs.

Voilà des joies simples et partagées.   Elles n’effacent pas le chagrin, certes; elles ne font que mettre un peu de baume, quelques heures, pour protéger de la brûlure du soleil et de l’absence.  Et permettent de me rappeler que je suis aimée beaucoup.  Peut-être parce que je sais aimer en retour?  Sans doute.

On me dit que je vois les gens et les choses comme je veux, à leur meilleur, toujours.  Que voulez-vous, un pic-nic (je préfère cet orthographe, plus swing) idéal devrait toujours avoir cette allure-là.  Mais ce n’est pas uniquement le décor qui compte, la table parfaite, c’est surtout, uniquement et prioritairement, les gens qu’on invite pour partager un moment de bonheur.

Que ce moment dure quelques heures, une année ou toute une vie…

Pour toi aussi, une Médaille du Mérite

J’aurais tant aimé partager cet honneur avec lui!  Il était si content lorsque j’ai eu la nouvelle et se réjouissait d’être là pour la remise.

La vie en a décidé autrement.

Cette médaille, je la partage avec mon Jean, pour tout ce qu’il a fait pour les autres, souvent anonymement.

Il s’est occupé de sa famille, de sa mère, sa soeur Louise, de son frère Gérard surtout, atteint de sclérose en plaques.  Jusqu’à la fin, il l’a soutenu et c’était devenu un modèle de résilience pour lui.

Cela lui a servi durant les moments difficiles de sa vie, notamment ces six semaines passées sur un lit d’hôpital, inquiet et anxieux.

De là-haut, mon Amour Bleu, reçois ce Prix du Mérite de ma part.

Mia

https://www.youtube.com/watch?v=p88z7eN4lpE   français

https://www.youtube.com/watch?v=VMyBYc_55vQ   (sous-titré)

C’est la seule photo de nous deux que j’aie.  Prise à Noël par ma petite Florence, 11 ans, photographe amateur.  Fudge et Bobinette, je nous avais donné ce nom car c’était sa manière à lui de dire des « gros mots. »

Un gentleman…

Lettre à mon Amour Bleu…

« J’ai reconnu le bonheur au bruit qu’il a fait en tombant. »


Il m’appelait Bel Amour.  C’était mon Amour Bleu.

Un cadeau du ciel, un miracle, un feu d’artifice tout bleu, comme ses yeux si pétillants, ses yeux si bleus qui parlaient si bien pour ne dire que de belles et bonnes choses.

On a vécu une année de bonheur ensemble.   Un peu cachés, collés-serrés, émerveillés de ce qui nous arrivait.  Je trouvais ça « intense », moi si solitaire et il souriait quand je disais cela.  Ceux de mes amis qui l’ont rencontré l’ont tous aimé et ont trouvé qu’il était bien et bon pour moi.  Ses vieux copains, sa famille, m’ont aussi adoptée, ce qui est toujours un bon signe aussi.

Il aurait pu écrire le livre de référence sur la manière de traiter les femmes tant il était tout ce qu’on aime: tendre, généreux, plein d’humour et de finesse, attentionné, amoureux de cinéma, de musique, de littérature, d’Art, curieux de tout, cruciverbiste redoutable doté d’une mémoire phénoménale.  Une soie.  Un athlète, un battant, un gagnant.  Au tennis, au golf, au hockey, en vélo, en ski.   Un résilient aussi.  Un personnage de roman lui ai-je dit au début de notre rencontre, passé de la gloire à l’ombre avec grâce et dignité.

Beau?  Très très beau, mais n’en jouant pas.   Sûr de lui, calme, fort.  Un Homme. Un Monsieur.  Un vrai Gentleman.

Il s’est éteint dans la nuit, entouré de son fils, de sa fille, de leur mère, de sa soeur et de moi.  Il a beaucoup lutté, six semaines au fond d’un lit avec des complications, des opérations et des problèmes qui se sont enchaînés et que les médecins n’ont pas pu résoudre.  Une chute, une dégringolade, un cauchemar.  Mais soutenu, accompagné tous les jours par ses enfants sa soeur, moi et ses amis proches, porté, encouragé, aimé jusqu’à son dernier souffle.

Il m’a laissé assez d’amour pour me conduire jusqu’à la fin de mes jours.  Comme s’il avait fait le plein de mon petit moteur de coeur.

Merci, mon Amour Bleu, pour cela et pour tant d’autres choses qui resteront entre toi et moi comme un parfum d’éternité…

Mia

Fudge et Bobinette, Noël 2014.  Photo prise par Florence Giunta, 11 ans.

C’est une poupée qui fait…oui, oui, oui.

Dans la chanson de Polnareff, la poupée disait non-non-non.  Celle-ci dit oui-oui-oui tout le temps.  Any time, any place.

Ce n’est pas nouveau, j’en conviens.  Sauf que ça prend des proportions.  C’est le deuxième article que je lis sur ce phénomène en quelques jours seulement.  C’est donc « tendance ». En Chine et aux USA où une compagnie fait fortune.  Bientôt en Bourse?

À quand les hommes pour femmes (et hommes) seuls et désoeuvrés? Perruques et longueurs de pénis variables selon les goûts et les couleurs.

On rêve là, non?  La réalité dépasse toujours la fiction…

Publié le 20 avril 2015 à 09h11 | Mis à jour à 09h11

Chine: des poupées de luxe pour hommes esseulés

La poupée «156» - pour sa taille de 1... (PHOTO GREG BAKER, AFP)

Agrandir

La poupée «156» – pour sa taille de 1 mètre 56 – est un jouet sexuel haut de gamme vendue 15 800 yuans (environ 3155 dollars) dans les magasins spécialisés de Pékin. Réalisée en élastomère – matériau plus doux que le silicone – elle a des mains ajustables et une tête et un sexe amovibles.

PHOTO GREG BAKER, AFP

Selina CHENG
Agence France-Presse
PÉKIN

Elle repose impassible sur le lit étroit, prête à accueillir le consommateur de son regard vide et de ses rondeurs plantureuses. Son nom? «156». Sa raison d’être? Compagne de substitution pour Chinois esseulé.

«156» – pour sa taille de 1 mètre 56 – est un jouet sexuel, une poupée haut de gamme vendue 15 800 yuans (environ 3155 dollars) dans les magasins spécialisés de Pékin. Réalisée en élastomère – matériau plus doux que le silicone – elle a des mains ajustables et une tête et un sexe amovibles.

M. Liu – il ne dévoilera pas son nom complet – la détient chez lui au milieu de ses rares affaires dans son studio mal éclairé, perdu au fond d’une banlieue industrielle de Pékin.

Comme des millions de Chinois qui ont quitté leur foyer pour venir travailler à la ville, ce dessinateur industriel dans l’automobile mène une vie de célibataire pendant la semaine, avant de retrouver sa femme et son enfant le weekend dans la province voisine du Hebei (est de la Chine).

Liu est marié depuis plus de 10 ans et entend rester fidèle à son épouse. Mais il veut satisfaire son appétit sexuel.

«Honnêtement, c’est très facile en Chine de payer un peu d’argent pour une femme, mais je ne peux pas me résoudre à tromper mon épouse», explique-t-il avec un petit rire nerveux. Pas question non plus de poupées gonflables, «ce genre de trucs en plastique bon marché».

Il a donc déboursé 15 800 yuans, près d’un mois de salaire, pour sa «156», un modèle plus réaliste fabriqué en Chine.

Et pourtant, Liu se dit déçu. «Comme dessinateur industriel, je regrette le manque de détails réalistes. Donc je ne m’en suis servi que quelques fois».

«Le seul aspect pour lequel une poupée est mieux qu’une femme, c’est qu’elle ne résiste pas. Les gens peuvent faire d’elle ce qu’ils veulent», dit-il.

Pléthore de sex shops

Liu a acheté sa poupée chez Micdolls à Pékin, où le vendeur Yi Jiange assure fièrement: «La plupart des gens pensent que les poupées sont plus désirables que les femmes».

La «156» n’est qu’un des modèles disponibles, tous livrés chauves: il revient aux consommateurs de leur choisir une perruque.

Ses clients sont généralement des cadres aisés ou des chefs d’entreprises âgés d’une trentaine ou d’une quarantaine d’années.

Et de bonne moralité, assure le vendeur: «Si un homme marié refuse de voir des prostituées et leur préfère des poupées, n’est-ce pas admirable?»

Quant aux épouses, la plupart «n’acceptent pas vraiment» ces poupées, et «ma propre petite amie n’approuve pas vraiment mon travail», confie-t-il.

Si le Parti communiste chinois a imposé un strict puritanisme les premières décennies suivant son arrivée au pouvoir en 1949, qui a encore largement cours aujourd’hui, le développement considérable du pays depuis vingt ans s’est accompagné d’une bien plus grande liberté sexuelle… et de l’apparition d’une pléthore de sex shops.

Le marché des jouets sexuels en Chine est estimé à plus de 100 milliards de yuans (près de 20 milliards de dollars) par an, selon la plateforme spécialisée ChinaSexQ.com.

Le propriétaire de Micdolls, Zhang Han, a décidé de se lancer dans la production de ses propres modèles. Il parie pour cela sur un «boom» de la demande, qu’il explique par le déséquilibre démographique homme/femmes en Chine.

Dans le pays le plus peuplé du monde, le rapport de masculinité est l’un des plus élevés au monde avec l’Inde – 116 garçons pour 100 filles, selon le Bureau national des statistiques en Chine -, résultat d’avortements sélectifs donnant la préférence aux mâles.

«Beaucoup d’hommes jeunes ont donc du mal à trouver une femme ou à socialiser avec elles», explique le commerçant. «C’est pourquoi ils pourraient les remplacer par une poupée».

D’ailleurs, «beaucoup de jeunes hommes esseulés se sont fait des amis sur le net à travers les forums d’amateurs de poupées», qui comptent 20 000 fans, assure encore M. Zhang.

La plupart achètent ces poupées d’abord pour le sexe. Mais «ils commencent ensuite à les habiller de manières différentes et finissent par leur donner un nom comme à un humain, avec une espèce de relation sentimentale qui s’établit», raconte le vendeur Yi.

P.S.  Ça me déprime un peu, pas vous?  Surtout quand je lis que la raison et la réflexion première des hommes est de trouver que c’est bien parce que 156 ne dit jamais non…

P.P.S. Dans le mot « élastomère » il y a le mot « mère »… intéressant…

https://www.youtube.com/watch?v=s6DXrX76ABs

Billet d’humour

On me dit qu’il est signé Jean d’Ormesson.

Je ne sais pas pourquoi, j’ai un petit doute.  Mais c’est tellement savoureux, que je vous l’offre tout de même.

….. Une perle de Jean d’ Ormesson !!!!!!

«Myope comme une taupe», «rusé comme un renard» «serrés comme des sardines»… les termes empruntés au monde animal ne se retrouvent pas seulement dans les fables de La Fontaine, ils sont partout.

La preuve: que vous soyez fier comme un coq, fort comme un boeuf, têtu comme un âne, malin comme un singe ou simplement un chaud lapin, vous êtes tous, un jour ou l’autre, devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche.

Vous arrivez à votre premier rendez-vous fier comme un paon et frais comme un gardon et là, … pas un chat! Vous faites le pied de grue, vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin.

Il y a anguille sous roche et pourtant le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard, la tête de linotte avec qui vous êtes copain comme cochon, vous l’a certifié: cette poule a du chien,
une vraie panthère! C’est sûr, vous serez un crapaud mort d’amour.

Mais tout de même, elle vous traite comme un chien.

Vous êtes prêt à gueuler comme un putois quand finalement la fine mouche arrive.

Bon, vous vous dites que dix minutes de retard, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard.

qu’une limande, myope comme une taupe, elle souffle comme un phoque et rit comme une baleine.

Sauf que la fameuse souris, malgré son cou de cygne et sa crinière de lion est en fait aussi platte qu’une limace.

Une vraie peau de vache, quoi! Et vous, vous êtes fait comme un rat.

Vous roulez des yeux de merlan frit, vous êtes rouge comme une écrevisse, mais vous restez muet comme une carpe.

Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez, mais vous sautez du coq à l’âne et finissez par noyer le poisson.

Vous avez le cafard, l’envie vous prend de pleurer comme un veau (ou de verser des larmes
de crocodile, c’est selon).

Vous finissez par prendre le taureau par les cornes et vous inventer une fièvre de cheval qui vous permet de filer comme un lièvre.

C’est pas que vous êtes une poule mouillée, vous ne voulez pas être le dindon de la farce.

Vous avez beau être doux comme un agneau sous vos airs d’ours mal léché, faut pas vous prendre pour un pigeon car vous pourriez devenir le loup dans la bergerie.

Et puis, ç’aurait servi à quoi de se regarder comme des chiens de faïence.

Après tout, revenons à nos moutons: vous avez maintenant une faim de loup, l’envie de

dormir comme un loir et surtout vous avez d’autres chats à fouetter. »

Citation du jour

Citation du jour
« Il semble que le goût des livres croisse avec l’intelligence. »
Marcel Proust
Extrait de « Sur la lecture »

Je ne sais pas si c’est entièrement vrai, mais j’aurais tendance à être d’accord avec lui.

Un livre, c’est vite ton nouveau meilleur ami.  Ça te fait voyager en restant sur place.  Ça te fait sourire et pleurer.  Ça te permet d’avancer parfois; de chercher et de trouver des réponses parfois aussi.  Ça te fait grandir.  Ça te fait réfléchir.  Ça t’émerveille depuis l’enfance.  Ça améliore ton vocabulaire et ton orthographe.

Un livre, c’est un objet précieux qu’on malmène souvent.  Qu’on surligne et dont on tourne les coins pour se rappeler d’un passage.  Un indispensable qu’on traîne à la plage, dans l’avion, dans l’auto, dans le train, au lit, aux toilettes.  Certains prennent des bains.  On l’oublie sur un banc.  On le prête à un ami qui ne vous le rend pas.  On le cherche.  On le rachète pour le relire, pour l’offrir.  On le range dans des caisses pour qu’il nous suive ici et là, au gré de nos déménagements.

Un livre, c’est un morceau de nous.  Notre mémoire et la trace de notre passé.

Si vous voulez connaître quelqu’un, consultez sa bibliothèque.  Voyez ce qu’il aime lire, ce qui le touche, l’enchante, le fait rêver.

Et s’il n’y a pas de livres chez lui, fuyez!

Vieillir!

Bel article de Louise Latraverse, la soeur de Michèle et de Guy, mon mentor, celui qui m’a fait venir à Montréal pour démarrer Kébec Disc.  En 1912…
Je la connais peu, bien que je l’ai croisée à quelques reprises.  Elle a toujours été décalée, spéciale, à part, farfelue, avant-gardiste, visionnaire, excentrique, déjantée, comme le sont les membres de cette spectaculaire et talentueuse famille.
Avec ce papier d’humeur, elle donne une belle leçon de sagesse.  Qui l’eut-cru?
Moi, je n’ai pas encore de cheveux blancs…
QUELLE SAGESSE ? LA PRESSE PLUS / OCTOBRE 2014

Vieillir !

Vieillir !

Louise Latraverse COLLABORATION SPÉCIALE

Ça y est ! J’y suis. Je rentre dedans à cent milles à l’heure.

Bonjour, ceux et celles qui se croient au-dessus de la mêlée. Ceux qui sont convaincus que vieillir n’est pas un processus normal dans l’évolution de l’être humain. Ceux qui croient qu’ils ne seront jamais touchés par cette… c’t affaire-là. Oui, la vieillesse.

Ouch ! Le mot que personne ne veut prononcer de peur de l’attraper. Ce sale virus qui sévit dans notre société riche, instruite et moderne. Cette maladie qui touche davantage les femmes que les hommes. Encore et depuis toujours, les hommes s’en sortent mieux que nous… pour le moment. Ils sont si séduisants avec leurs tempes grises et leurs belles petites rides au coin des yeux. Regardez comme ils sont beaux ! Fallait voir George Clooney, l’incarnation de la beauté mâle, se balader en gondole avec ses amis célèbres, flamber des millions pour épouser, à Venise, la belle Amal Alamuddin. L’avocate libanaise qui a décidé de changer de nom et de prendre celui de son célèbre mari, après son mariage.

Yahoo nous informe que le site internet du cabinet d’avocats pour lequel elle travaille, Doughty Street Chambers, le nom qui figure au-dessus de son portrait est désormais celui d’Amal Clooney. En 2014, faut le faire ! Revenu à Los Angeles, notre beau George se promène affichant sa propre marque de téquila sur son T-shirt. Avec son avoir de 180 millions, a-t-il vraiment besoin de faire ce genre de publicité ? Nos héros ne savent plus s’arrêter. Et les belles ne cessent de rêver qu’il va bientôt divorcer et qu’elles auront encore une chance d’attraper le bellâtre de 53 ans.

Pour conquérir ce trophée, elles devront envahir les gyms, faire du yoga, du chaud, du froid, courir, ne pas s’arrêter de courir et se convaincre que rien n’est à leur épreuve. Qu’elles repoussent l’échéance de quelques années ! Ensuite, trop souvent, arrive l’odieux, l’horrible. L’effaçage des rides, du double menton, du cou et du lissage de peau. En voulant se distinguer, les femmes sont devenues toutes pareilles. Elles ont donné en appâts leurs visages au Grand Chirurgien qui, se prenant pour un artiste, a sculpté sur elles, à coups de bistouri et de dollars, sa vision de la beauté et de la jeunesse. Elles y laissent souvent plus que leurs peaux : les économies de toute une vie !

Que nous est-il arrivé ? Avons-nous vendu notre âme au diable ? Nous sommes toutes dans le même bateau. Et si peu solidaires ! Nous participons toutes, ensemble et individuellement, à cette débâcle. À cet abandon de notre identité pour plaire à tous sauf à nous-mêmes. Aucune femme n’est gagnante dans cette course effrénée à repousser le temps. On ne s’est pas libérées pour en arriver à ce triste constat : être réduites à notre apparence physique ! À une fausse jeunesse ! Et notre belle intelligence et nos talents ! Pfitt ! Réduits à néant ? Je dois me pincer. Je suis dans un mauvais film, dans un mauvais rêve. J’ai envie de nous secouer pour que nous retrouvions un peu de notre gros bon sens.

Celles qui se sont fait remonter, celles qui songent à le faire et celles qui ont résisté, unissons-nous ! On fait bien des bêtises par inconscience, vanité, pression sociale, lâcheté, mode, peur. L’immense peur d’être rejetée, de ne plus travailler, de ne plus plaire à personne sauf au chat d’à côté. Moi, la première !

C’est ensemble que nous arriverons à mettre un terme à cette barbarie. L’Histoire jugera notre faiblesse.

Mes belles, mes toutes belles, la jeunesse a du bon, je vous l’accorde. La vieillesse aussi. Et combien ! L’endroit, si peu convoité, où l’on peut enfin se reposer de toutes ces pressions qu’une société très malade nous a imposées. Enfin heureuse de s’appartenir.

Un matin, tu décides que c’est assez d’essayer, à grands frais depuis des années, de camoufler les signes du temps. Tu te rends chez ta coiffeuse et tu lui demandes :

« Manon, penses-tu qu’il y a une façon assez rapide de retirer toute la teinture jusqu’à mes cheveux naturels, c’est-à-dire blancs ?

– On va travailler doucement tes cheveux en enlevant la couleur, une couche à la fois. Ça peut prendre une couple d’heures. »

L’après-midi a passé. Avec ses potions magiques et ses années d’expérience, la coloriste m’a transformée en femme moderne. De mon temps. Blanche et libérée !

Elle m’a enlevé les années d’esclavage passées à teindre et restreindre des cheveux qui ne voulaient pas se faire emprisonner. Pardonnez-moi, un à un.

En sortant du salon de Manon, je me suis sentie belle et légère. Avec une assurance que je ne me connaissais pas. Et la fierté d’être moi-même, enfin, sans artifice !

J’aurai mis du temps ! Je suis lente.

Je suis une Muppie!

Bon, j’ai plus de 35 ans.  Mais je me sens complètement Muppie.  Ce n’est pas une question d’âge (uniquement), cela relève plus de l’attitude.

Ah! l’attitude!  Faudra que je vous en reparle!

Alternative et ultraconnectée : portrait de la « muppie », la business girl du futur

Par Marion Galy-Ramounot | Le 03 février 2015
Partager

Elles sont hyperconnectées, possèdent des start-up, brillent sur Twitter, s’adonnent au yoga… Elles ? Les muppies. Ces néo-superwomen font exploser les codes du business traditionnel. Analyse.

En ce moment

  • La belle assiette : quand un chef s'invite dans votre cuisine

Si vous lisez (attentivement) cet article avant de filer à votre cours de yoga, en sirotant un smoothie concombre-épinard d’une main et en planifiant un city break à Berlin sur votre iPad de l’autre, vous pouvez vous vanter d’appartenir à cette génération de femmes en voie de colonisation des villes de plus de 100.000 habitants : les « muppies ». Contraction de « millennials » (nées à l’heure du digital) et de « yuppies » (les money makers des années 1980), le terme est l’invention de l’auteure américaine Michelle Miller*, qui, en voulant définir les personnages de son futur roman, a levé le voile sur une nouvelle tribu citadine, désormais décryptée sur tous les blogs tendance aux États-Unis. Qui est cette « muppie », dérivée de la génération Y ?

« Elle a entre 22 et 35 ans, a fait des études supérieures, se félicite d’une vie sociale épanouie, passe quotidiennement une heure sur les réseaux sociaux, trente minutes sur les e-shops, quarante minutes à penser au menu de son déjeuner, quarante autres à changer d’emploi », décode Michelle Miller. Pour expliquer l’apparition de cette nouvelle espèce, l’ancienne étudiante de l’université Stanford, ex-consultante auprès de la banque privée JP Morgan, met clairement en cause la crise financière de 2008. « Six ans après la faillite de la banque Lehman Brothers, Gordon Gekko (requin de la finance interprété par Michael Douglas dans Wall Street, le film d’Oliver Stone, sorti en 1987, NDLR) fait nettement moins rêver. La nouvelle génération a compris que la réussite par l’argent n’était pas une fin en soi. »

L’ère du « share what you know »

Résultat : la muppie est, certes, gouvernée par des idéaux de succès et de pouvoir, mais aussi (surtout ?) par une quête de bien-être intérieur. Il y a trente ans, on prospérait peut-être au 72e étage d’une tour à Wall Street… Aujourd’hui, on s’accomplit à la tête d’une start-up qui va changer le monde ! En 1985, on comptait les zéros derrière ses bonus tout en s’autocongratulant avec une Rolex et une BMW. En 2015, on compte ses followers sur Instagram pendant un business trip à Hongkong, le tout en jean bleached Zara. Les baby-boomers fumaient le cigare devant la série Dallas ? Leurs enfants tweetent en regardant Game of Thrones en streaming. Que les choses soient claires : la muppie n’est pas une matérialiste. Plus que posséder, elle aime expérimenter. Et plus cela favorise son développement personnel, mieux c’est. « C’est un peu comme si on fusionnait Victoria Beckham et Gwyneth Paltrow, imagine Nathalie Rozborski, du bureau de style Nelly Rodi. Le bourreau de travail control freak et la gourou naturopathe. » Une mutante compétitive mais bienveillante, que la tendanceuse observe désormais largement à Paris. « Les rédactrices en chef de mode, publicitaires, leaders d’opinion, entrepreneuses du Web… elles ont toutes ce côté Margaret Thatcher version Instagram. »

Hyperconquérante, antisuperficielle, féminine, entreprenante, cool, ultraconnectée… la muppie pourrait-elle être la femme que l’on attendait : bien dans son travail, dans ses escarpins et dans sa tête ? « C’est tout à fait possible, prédit Nathalie Rozborski. Elle appartient à une génération qui a le courage de casser les codes pour réinventer un monde qui lui ressemble. » Une génération qui s’est élevée avec Carrie Bradshaw dans Sex & The City, et qui se fortifie avec Hannah Horvath dans Girls. Si elle a déjà investi les secteurs de la création, la muppie brillera sans doute très vite dans ceux de la politique et de l’économie. Bientôt, qui sait, elle dirigera le monde. En attendant, rassurez-vous : si votre N + 1 a plus de cinq mille abonnés sur Twitter, combine fréquemment un top H&M avec une paire de Louboutin, se drogue au thé matcha et fait parfois des salutations au soleil pendant ses horaires de travail, sachez qu’elle n’est pas forcément folle. Elle représente peut-être tout simplement notre avenir.

* Auteur et créatrice de la websérie sur les muppies, The Underwriting. www.theunderwriting.com

P.S.  À titre de « Consultante du Superflu », ça doit bien faire dix ans que je parle de « websérie » et qu’on me riait au nez en me disant que personne ne regarderait ça!

Of food and sense of humor

Spend the entire night turning on my bed with a huge stomachache.  Why?  I EAT TOO MUCH, that’s why…  I know it, everyone knows it.  I just love eating and cooking.  That’s moi.  Now, moi just got a year older – meaning for me a decade – so little moi will have to start taking care of herself.  By not overeating, overcooking and not overdoing anything in that line of thought…  Little moi will have to grow and become the slim fit one she used to be.  Should not be too hard.  As NIKE says:  JUST DO IT.

I just came across this blog and loved her sense of humor and great advice.  Have fun reading it.

The Definitive Guide to Healthy Eating

Monday 01.26.15

definitive_guide_A_House_in_the_HillsPIN

As you may know, or remember from this, I have Crohn’s disease which I have been managing with diet and lifestyle since my diagnosis in February 2011.  This past year I started dealing with some other health issues (more on this tomorrow).  So for the past year I dived deep down the internet rabbit hole to find answers, I researched the vast variety of diets and health recommendations relentlessly to figure out what is TRULY the best way to eat.  I read and researched and read some more.  Here’s what I’ve learned:  {so much more after the jump!}

Sugar is the devil’s spawn and is more addictive than heroin and you probably don’t even know that it’s COMPLETELY CONTROLLING YOUR LIFE AND RUINING YOUR CHANCES OF EVER BEING HEALTHY OR HAPPY OR BEING LOVED BY ANYONE.  EVER.  If you eat sugar you may end up in a mental institution.

The stress of NOT eating sugar is worse for you than actually eating sugar, and you will forever be a pariah at social gatherings if you are so rigid in your diet that you can’t enjoy an occasional piece of cake.  Your friends will turn on you and replace you with a friend who bakes or at the very least eats sugar 20% of the time.

Your gut is the most important part of your body and a delicate flora that is IMPOSSIBLE to keep in balance but it is your entire life’s work to do so.  If you fail you will die.

Gluten is the devil.  The actual devil.  Unless you test negative for gluten sensitivity in which case it’s perfectly healthy and should be enjoyed as part of a balanced diet and eaten on the reg.

If you test negative for gluten sensitivity IT DOES NOT MEAN THAT GLUTEN IS NOT DESTROYING YOUR GUT AT THIS VERY MOMENT, IT’S MOST LIKELY CAUSING IRREPARABLE DAMAGE THAT WILL EVENTUALLY KILL YOU.

Grains are the true devil and should be avoided at all costs, they will cause your gut to leak, destroy your relationships and they will make you fat and quite probably cause diabetes.  Unless you soak them overnight before cooking in which case they are slightly less toxic.

Grains are the best and only way to receive enough carbohydrates for your body to function properly, one should make whole grains a regular part of one’s diet without fail.  Without them you will become a shadow of yourself and die.

Fruit is a product of Satan, it causes your blood sugar to spike and is basically like eating a bag of refined sugar. It’s also as addictive as crack.  If you eat fruit you are a crackhead.

Fruit is filled with fiber, antioxidants and is a critical part of a healthy, balanced diet.  Without the proper amounts of fruits and vegetables one will face a lifetime of illness, pain and suffering and eventually die alone without even a cat for company.

Vegetables are the perfect food.  Unless they’re not organic + non-GMO, or are nightshades, or are eaten at the same time as a protein or fruit or grains.  Or are heavy in carbohydrates or sugar.  In any of the aforementioned cases they will cause your gut to leak and subsequently ruin your life and kill you dead.

Meat is a CRITICAL part of a healthy diet- without protein you will fall over and die and leading up to that your hair and nails will always be brittle and cause you great disappointment.  You will also be pale and weak and look like a strong gust of wind could blow you cross country.  If you question this look to our cavemen ancestors for proof.

Meat will spend months being digested in your gut instigating all kinds of issues and is the leading cause of cancer and if you do not eat a vegan diet you will not only be responsible for the torture of every animal on the planet but you will also die a slow painful death for your gross negligence.  If you eat meat you are making the biggest mistake of your life.

Fish is the perfect source of protein and one that should absolutely be consumed- BUT NO MORE THAN TWO TIMES A WEEK.  The Omega 3′s found in fish are CRITICAL for your brain- without them you will lose your ability to think.

Fish is loaded with mercury which is basically poison, the over-consumption of fish is destroying the oceans, the planet is about to die because of our freakish obsession with eating sea animals, the entire ecosystem will be catastrophically ruined and then we’ll all be sorry (and dead as well).

You should only eat raw foods, cooking food destroys all the nutrients and you’d be better off eating cardboard than cooked foods.  Cardboard.  Seriously.

Eating raw foods destroys your digestive fire.  You should eat raw foods ONLY on rare occasions, and ONLY during the Summer months, and ONLY if you are ok with risking your life.

Dairy is a disgusting product and is completely unnatural for humans to consume- eating it is basically the same as suckling off a cows teat directly and will cause you to grow as obese as the baby cow that it’s meant for.   It will also cause congestion in your body and you will be a hideous, stuffy-nosed fat mess should you choose to poison your body with it.

Dairy is completely healthy when eaten as a regular part of one’s diet- in small amounts, but ONLY FROM SHEEP OR GOATS.  And of course if it’s not organic it will kill you.

You should 100% of the time follow the 80/20 rule where you eat only healthy foods 80% of the time and indulge in foods that will kill you and destroy your health 20% of the time.  If you ignore the 80/20 rule you will be obese, or unhealthy. Both of which will result in a slow, painful and lonely death.

The ONLY way to eat is seasonally, locally and sustainably.  If you live in a place where snow falls and kills crops and animals starve you should eat snow and only snow.  To do anything else will cause immediate and untimely death.

You should absolutely cut the following foods from your diet and never eat them again at the risk of destroying your health, your future and any chance of happiness you ever had:  sugar, grains, processed foods, nuts, seeds, oils, alcohol, fish, nightshades, fruits, gluten, meat, dairy, eggs, vegetables that did not come from the best organic farmer at your local farmer’s market, and CORN.  OMG Did I mention that corn is the highest evil - that it’s not even actually CORN anymore because it’s been genetically modified and cross pollinated and that we should probably just go ahead and cancel Thanksgiving because we are just such a gigantic embarrassment to our forefathers!  Not to mention that it will kill you the way it’s already killed THE BEES!

Lastly AND MOST IMPORTANTLY:  one should not stress about one’s diet too much, it’s counter productive and the stress of stressing about food is actually worse than the deadly food itself.  And one should always eat slowly chewing at least 35 times to get digestive juices flowing and think happy thoughts while doing so, enjoying every last poisonous bite of whatever one is dining on.  Enjoy!  xx- Sarah (From the HOUSE ON THE HILLS blog)

P.S. NOTE TO SELF:  make sure making this statement publicly enhance your willpower…

P.P.S.  Why a sexy chic? 1) Why not.  2) Enhancer of willpower  3) Keeps me on my toes 4) might buy this Agent Provocateur piece of lingerie.  The Man would appreciate, I’m sure… Made sure it was big enough not to need glasses…