Les yeux dans l’eau
À l’image du monument dressé en place des Tours, j’ai les yeux dans l’eau depuis ce matin.
Comment oublier. Comment comprendre. Comment pardonner? Impossible.
Après Pearl Harbor en 1941, ce fut une autre attaque majeure sur l’Amérique, ce qu’elle défend, ce qu’elle représente et ce qui l’honore.
Bien sûr, il y a et il y aura toujours des veuves et des orphelins, des vies volées, brisées, volées violées par les guerres. Parce que lorsqu’on entre chez-vous par effraction, c’est exactement ça: un viol.
Mais qui, où, offre un tel soutien à ceux qui sont restés derrière, ceux qui souffrent de l’absence? Qui d’autre que l’Amérique fait ça? Qui d’autre tourne une catastrophe en « esprit de corps » qui rassure, console, réunit un peuple entier?
Aujourd’hui, l’Amérique pleure et se souvient. Le rêve Américain, c’est aussi ça.
Silence…
Charlene: entre l’ombre et la lumière
Cette photo remarquable semble résumer la situation. Une rumeur? C’est la part d’ombre, ce que nous ne verrons, n’entendrons et ne saurons jamais.
Behind closed doors. Be it a Palace.
Sophia Loren: 76 balais…
Elle est magnifique. Quand je serai grande, je veux avoir l’air de ça à cet âge-là. IVO PITANGUY est son ami! Et c’est bien comme ça. Na!
Faire l’apologie des poches sous les yeux ou des bajoues n’est pas de mon ressort.
Bacha Bazi: les petits esclaves afghans
Ai regardé Grands Reportages hier soir. Je suis profondément choquée de cette pratique afghane qui s’appelle de Bacha Bazi (traduction: enfant jouet, playing with boys) où des hommes riches louent ou achètent des enfants pour les déguiser en filles, les faire danser lors de réunions de groupes, sans parler de ce qui suit… de la prostitution au vu et su de tous, une pratique où les « propriétaires » sont fiers de cela. Les jeunes enfants sont leurs trophées. Ils ont entre 11 et 18 ans, cédés par leurs pères qui ont toute puissance sur eux, pour le l’argent qui aidera la famille…après, on les abandonne pour renouveler les troupes…
L’humain n’aura de cesse de me décevoir.
Je me souviens d’un voyage au Maroc où, dans une boutique de bijoux artisanaux, un homme qui faisait avec et pour moi un collier de ces grosses breloques si typiques, se masturbait avec la main subtilement glissée dans sa djellaba. J’étais terrifiée, choquée, écoeurée. Je l’ai planté là avec son collier et ai couru dans les rues de la casbah. J’étais pourtant couverte, manches longues, col fermé, pantalons. Je n’avais que les yeux bleus et une tresse blonde pour l’exciter. Mais il ne leur en faut pas beaucoup…
Si cela vous intéresse, il y a des vidéos sur YouTube de ces « danses » en groupe. Je n’ai pas voulu les mettre, je vous laisse simplement sur les regards de ces enfants. Tout est là…
UN BLOG, ÇA SERT AUSSI À INFORMER DU PIRE COMME DU MEILLEUR. DU LÉGER ET DU LOURD. COMME LA VIE …
Agressions sexuelles: stop
C’est une campagne publicitaire formidable, concoctée par Cossette Communications, pour dénoncer les abus sexuels. Si tous les pays faisaient de même, sans doute l’omerta serait-elle levée. Encore une fois, le Québec est en avance. Les clips sont percutants, violents par le silence des victimes et transmettent parfaitement le malaise qui perdure. Chapeau aux créateurs Marie-Claude Girard et Steve Blanchet et au gouvernement du Québec qui a décidé d’agir.
http://www2.infopresse.com/blogs/actualites/archive/2011/03/28/article-37052.aspx
Complètement gaga ?
Le nouveau CD GAGA. Géniale Lady certes parce que déconcertante. Jamais là où on l’attend. En escalade dangereuse, c’est évident. Elle n’a plus visage humain, un Alien on dirait. Le corps aussi, épaules déformées, pics ici et là, corps réinventé?
Longtemps, elle était cette petite brune insignifiante cachée derrière son piano. Jouant dans des bars. Un public de 100 personnes maximum. Et puis, génie de la « mise en marché » pour ne pas dire « mise sur le marché » comme on dit d’une marchandise. Et là, plumes au derrière, c’est le triomphe. Le problème, c’est qu’il lui faut toujours aller plus loin, plus fort. Dangereux pour sa santé mentale je trouve. Si c’était ma fille ou ma soeur ou mon amie, j’aurais peur pour elle.
En attendant, THAT’S SHOWBUSINESS !!!
Choeur de l’armée bleue.
Camille Lacourt, Prince des eaux
Son nom est partout. 2mètres et 85kilos de séduction. 25 ans, de Marseille et champion, médaille d’or du 100mètres dos, 2ème meilleur temps de l’histoire, record d’Europe. Un sourire ravageur en plus.
Qui dit mieux?
On va dire…
Depuis le temps que je vis entre la France et le Québec, il me semble avoir transporté – comme autrefois les marchandises ou les langues étrangères venues avec les immigrants par bateaux – des expressions principalement « parisiennes » qui sont maintenant courantes et que j’entends à RC ou dans le milieu de la Communication, mon terrain de jeu à moi.
Le bouche à oreille et les courriels, restent – comme la rumeur – le véhicule le plus rapide pour les « mettre en bouche » du porte-parole qui s’adresse au plus grand nombre.
C’est ainsi que « À très vite », « Pas de souci », « À tout bientôt » et autres sont passés dans la langue du cosmos showbiz québécois alors que « le buzz », « débriefer » « fun » et autres anglicismes ont traversé dans l’autre sens et fleurissent les ondes et les conversations showbusinessiennes de Paris.
C’est la langue du libre-échange.
Depuis environ un an, j’ai adopté « On va dire ». Je ne l’ai pas encore entendu chez nous, mais je sens que ça ne va pas tarder.
De la neige sur Paris aujourd’hui? Ça n’est pas coutumier on va dire.
Je parie que d’ici un an maximum, ça fera partie de notre paysage audio-culturel. Face à l’envahissement de l’anglais dénoncé si courageusement et justement par Luc Plamondon, c’est plutôt une bonne nouvelle on va dire!
La terreur a plusieurs visages
Dont celui-ci. Photo prise en Corée du Nord. Tout ces hommes forment l’image. Tous pareil. Identiques. Clones. Ça me rappelle les images allemandes des défilés militaires où RIEN ne dépassait. Des foumis, pas des hommes. Frissons.






















