Mia Dumont - Blog d'une consultante du Superflu...

Mia Dumont – Blog d'une consultante du Superflu…

Fellini Forever


You refused lucrative offers from Hollywood. You probably could have made millions of dollars.

Perhaps I could become the richest man in the world, or even the poorest. More likely the latter. No, I simply cannot imagine leading my army into my creative battles in any other way than my own. What good is money in exchange for giving up my independence, my friends, my Roman restaurants, my crazy Italian people, traffic at rush hour by the Colosseum? I would have made money and lost my joy of life. And that’s all filming has been about for me: joy of life, battle of life, comedy of life, fascination of life. Life! Life! Life!

Federico Fellini
January 20, 1920 – October 31, 1993

Claude Lelouch, on t’aime

Je l’ai déjà dit, écrit, j’aime cet homme.  Son regard sur les femmes, les hommes, les animaux, la nature, la vie.  Sa part d’insoumis, de rebelle tendre.  Sa part de romantique aussi.

Il a compris beaucoup de choses en faisant confiance à son instinct, à son destin.  En ne laissant rien au hasard car c’est un peaufineur déguisé en bohême.  Le contraire du n’importe quoi.

J’ai eu le plaisir d’être invitée à une avant-première de son 44ème film: SALAUD ON T’AIME.  J’ai été, encore une fois, éblouie par la manière dont il a fait son film, le choix des comédiens, la liberté des dialogues, la beauté des images, la musique qui prend juste la bonne place et donne des ailes.

Parlant d’ailes, il a mis un aigle au centre du film.  Ce n’est pas anodin.  Un aigle, c’est majestueux et fort, ça voit tout, c’est instinctif.  C’est le seul oiseau qui peut voler dans la tempête.  C’est un emblème, une référence.  Et il s’en sert comme un Maître.  Pour dire des choses sans les dire.  Pour écrire l’histoire au deuxième degré.  Le regard de Johnny n’est pas étranger au choix, certainement, même si on l’a toujours comparé au loup.  Mais choisir un loup aurait été prévisible, or ce film est loin d’être prévisible, justement.

Parlons de Johnny!  Il est parfait, totalement crédible, à la hauteur du personnage: beau, sensible, baroudeur en pause-café.   Le regard qu’on posera sur lui ne sera plus jamais le même après ce rôle-la.  Fini les sourires en coin!  Johnny est un acteur, un vrai.  Ne lui avait manqué que le révélateur – terme photographique – qu’est Lelouch, c’est chose faite. Et c’est totalement réussi.

Et le décor, la montagne si belle, cette maison qui fait rêver et ce je-ne-sais-quoi de totalement français copain-famille qu’on ne retrouve que là-bas.   Quelque chose dans les sentiments qui n’ont rien d’américain, même si l’Amérique est présente autrement, comme revue et corrigée avec un Eddie Mitchell en mode Dernière Séance.  Leur duo est un grand moment de cinéma signé C.L.  Il en a quelques uns à son actif.  (Voyez vite D’UN FILM À L’AUTRE tourné pour ses 50 ans de cinéma, voix off commentée par lui.  Du grand Art.)

Les autres comédiens sont aussi parfaits, de belles découvertes pour moi.   Mais, mais… j’ai une petite réticence pour Sandrine Bonnaire dont j’admire le talent par ailleurs.  Je trouve que le couple-cinéma n’est pas crédible,  je trouve qu’il y a un mur entre eux, quelque chose d’impossible dans la vraie vie.  Même s’ils s’embrassent de manière assez convaincante! Même si son sourire est lumineux, je doute de cette chimie-là.  Elle est trop simple, trop ordinaire pour lui.  Même si c’est le repos du guerrier, il me semble qu’il aurait pu tomber amoureux d’une autre, plus charnelle, plus animale, plus près de lui.  Je cherche un exemple: Marie-Josée Croze? Anne Parillaud?  Mais c’est du cinéma, n’est-ce pas, alors…

Et les dialogues!  Que dire de ces petites phrases échappées entre deux regards, qui laissent la spectatrice que je suis en apesanteur: « Si les femmes font les premiers pas, c’est qu’ elles veulent le dernier mot » ou « les chansons, ce sont des poèmes qui prennent l’air »  Ah!  Excusez si ce ne sont pas exactement les mots justes, je les ai attrapés au vol, mais c’est l’esprit du « mot » en tout cas.

J’aimerais relire tous les scénarios pour ne relever que ces petites phrases-là et en faire un livre.  Tiens, c’est une idée à la Lelouch ça…  Ne prend-on pas la couleur de ce que l’on aime?

« And the Oscar goes to »…

OSCAR est en ville dimanche soir!  Tout le monde sait ça, à part peut-être Soeur Sourire et Frère Toc.

Oscar ou pas, on ne repart jamais les mains complètement vides de la cérémonie à la statuette dorée. Chaque année, tous les nommés reçoivent leur pochette-surprise. Préparé pour la 11e année consécutive par la société Distinctive Assets, le « Everyone wins at The Oscars nominee gift bag », qui sera remis dimanche soir aux cent vingt nommés, est estimé à la bagatelle de 30 000 €.

Si la dernière version proposait, déjà, un safari, une montagne de produits cosmétiques, du whisky 30 ans d’âge et des ustensiles de cuisine, le package 2013 a mis les bouchées doubles. Il comprend des voyages en Australie et au Mexique, un programme de remise en forme avec coach personnel, une paire de tennis customisée à la main, un bilan esthétique (on ne sait jamais), une bouteille de téquila et un an de traitement VIP à l’aéroport londonien d’Heathrow. Ainsi, Ben Affleck ira bronzer à Cancún en mars, Naomi Watts pourrait se remettre au jogging au printemps, et Joaquin Phoenix tournera bientôt à la margarita.

Cette pratique de récompenses parallèles a beau ne pas être approuvée par l’Académie des Oscars, on comprend mieux le sens de la phrase « l’important c’est de participer ».

Ça c’est du « goody bag »!

Une chose est certaine: je serai vissée devant mon poste – comme je le fais depuis que je suis en âge de tomber amoureuse du comédien de service, c’est-à-dire vers dix onze ans – pour regarder cette soirée à nulle autre pareille.

Chaque année,  je repenses aux soirées excitantes passées avec mes amies, rivées devant le poste à attendre nos stars du moment.  Ou avec mes parents qui n’auraient manqué cela pour rien, surtout l’ouverture devenue spectaculaire depuis une vingtaine d’années.

Et le moment d’émotion que procure l’adieu aux acteurs, producteurs, réalisateurs, décédés dans l’année!  C’est beau et sobre.  Je crois d’ailleurs que j’ai gardé dans ma Communication quelque chose de ce geste de reconnaissance qui vient me chercher à chaque fois.

Bonne soirée!

p.s. J’ai mes favoris ayant vu presque tous les films cette année!  Et nous sommes gâtés!

p.p.s.  Et je rêve du soir où je serai assise dans la salle lorsqu’Elle recevra un Oscar pour son interprétation de la Callas.  Ou pour un autre rôle.  Je la vois venir et je peux la signer celle-là, comme j’ai vu venir le reste, au delà de mes espérances et de mes ambitions les plus folles.   Ce soir-là, je m’endormirai heureuse pour elle.  Pour nous tous qui l’aimons.  Et pour moi…

Charlotte Le Bon: Paris à ses pieds

Charlotte Le Bon et Raphaël Personnaz, en haut de l’affiche

Dans La Stratégie de la poussette, de Clément Michel, l’irrésistible Charlotte Le Bon incarne une jeune femme délaissée que Raphaël Personnaz tente de reconquérir.  Depuis La Princesse de Montpensier, de Bertrand Tavernier, le jeune acteur n’arrête pas de tourner.

Charlotte sera au printemps dans L’Écume des jours, de Michel Gondry, d’après le roman de Boris Vian, avec Romain Duris et Audrey Tautou.

La Stratégie de la poussette, de Clément Michel, sortie le 2 janvier 2013.

Billy Butcher’sBatmen&Batwomen

Brazil-based graphic and web designer Billy Butcher took Batman’s final words in The Dark Knight Rises quite seriously (or not so) and decided to imagine how artists and celebrities from past and present would look as if they were the caped crusader. The results are very entertaining and will definitely give you an inspirational spark for other ideas. Enjoy!

LUCAS/DISNEY: Imagination is power

Saluting George Lucas and Disney.   By various webartists. Star Wars meet the Web!

Audrey Hepburn/Timeless/Intemporelle

She would walk in the door today, come back in time, and no one would think it’s 1950.  She is, she was, totally timeless.  Face wise, fashion wise with the Grand Hubert de Givenchy who dressed her to her last day.  Short-shorts, ballerinas, face, hair, all is totally of today.   Tribute to a great star, a great woman, from 1950 to 1992.

Le temps n’existe plus lorsqu’on regarde ces photos-là.  Elles sont intemporelles.  Comme l’est notre esprit, notre coeur et notre âme lorsque l’instrument est bien accordé…  L’âge, c’est si souvent dans le regard de l’autre!  En voici un bel exemple avec cette grande actrice, cette femme remarquable et cette beauté qui a traversé les années la tête haute, sereinement.  Habillée par Hubert de Givenchy tout de même.  Mais le propos n’est pas là… Les shorts, les ballerines, les coiffures, l’allure, tout est d’aujourd’hui.

Men are outdated in this shot, not her!

As UNESCO ambassador

One of her last photos.

images by:  Corbis, Everett

Forever Miss Monroe

Again, to salute her 50 years of absence, and because she is immortal, and because the camera loved her.

She is Timeless.  I look at her photos today and I still think she was drop-dead gorgeous, had the world at her feet and was very, very unhappy.

She WAS and still IS, the one-and-only, the once-in-a-lifetime: MARILYN MONROE

1948 /Still a teenager.   Still Norma Jean Baker, her real name.  And still married to Jim Dogherty.

1952  Marilyn is born again

1954.  Yes, she loved reading and was not the fling blonde.

The famous, infamous calendar cover.   Women were Oh-So-Chocked!

1960…and then she fell for Yves.  But then, who wouldn’t have fallen for him?  French lover, womanizerx10!  Married to Simone Signoret, the reverso of her!

In 1999, this dress- worn in 1953 « Gentlemen Prefer Blondes » – was sold for 1.3 millions.  She is the XXthCentury biggest Icon.

Lee Strasberg, her acting coach, says that she was the best actress he met, putting her on the same level as Marlon Brando.

Maybe she is now Poo-Poo-Pedooing St-Peter and his friends!

Éternelle Marilyn 50 ans après

Je partage ici un merveilleux texte d’Éric Neuhoff écrit pour LE FIGARO.

Et Dieu créa… Marilyn

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Par Eric Neuhoff Publié le 27/07/2012 à 15:42 Réactions (3)

Maîtrisant l'art de la pose comme personne, celle qui débuta comme mannequin aime se prêter au jeu des séances.
Maîtrisant l’art de la pose comme personne, celle qui débuta comme mannequin aime se prêter au jeu des séances. Crédits photo : Earl Theisen/Getty Images

De son enfance à la Dickens jusqu’à sa mort inexpliquée, la vie de Marilyn est un roman que le monde entier ne se lasse pas de feuilleter. Portrait d’une fille tourmentée, d’une beauté fatale, d’une actrice appliquée… Bref, d’une femme aux cent visages.

94-56-89

S’ils n’expliquent pas tout, ces chiffres magiques sont pour beaucoup dans le prestige de la star. Ses mensurations auraient pu être gravées sur sa tombe. Au lieu de quoi, on lit simplement: Marilyn Monroe 1926-1962. Cela a le mérite de la sobriété. Cinquante ans après sa mort, cette «enfant radieuse», selon l’expression de Truman Capote, continue à fasciner, intriguer. Des piscines d’encre ont été vidées à cause d’elle. Les rumeurs les plus folles continuent à courir à son sujet. Ce bel animal ne s’est jamais laissé enfermer dans une cage. On n’a toujours pas réussi à l’empailler. Apparemment, ça n’est pas demain la veille.

«Ca me va d'être perçue comme sexuelle» disait-elle.
«Ca me va d’être perçue comme sexuelle» disait-elle. Crédits photo : Earl Theisen/Getty Images

Au départ, il y a une enfant de la dépression, dans les deux sens du terme. La mère de Norma Jean Baker considère les hôpitaux psychiatriques comme ses résidences secondaires. Sa grand-mère a fini en camisole. Son père s’est volatilisé après sa naissance, mais il était, dit-on, le sosie de Clark Gable. La gamine grandit entre foyers et familles d’accueil. Par la fenêtre de son orphelinat, elle aperçoit les lettres majuscules HOLLYWOOD sur la colline d’en face. Plus tard, elle fera de son enfance un récit à la Dickens. Elle en rajoutait peut-être un peu. La légende nécessite des accommodements. C’est une fille qui sait ce qu’elle veut. Elle connaît le prix à payer. Elle se marie très tôt avec n’importe qui, se teint les cheveux – Marilyn, oui, était brune! -, divorce, fait le mannequin. Le fameux calendrier pour lequel elle pose nue lui a rapporté 50 dollars. Elle trouve un nouveau nom, traîne sa blondeur platine dans les salons qu’il faut, accompagne des messieurs introduits. Les petits rôles arrivent. Ils ne vont pas tarder à s’étoffer. Marilyn Monroe est née deux fois. C’était le seul moyen de ne jamais mourir.

A part Garbo, il n’est pas interdit d’avancer qu’elle bat toutes ses rivales à plates coutures. À l’écran, sa sensualité (euphémisme) saute au visage. Ses partenaires masculins ont les yeux qui leur sortent de la tête. Les autres, tous les autres, elle n’en fait qu’une bouchée. Les hommes, elle sait s’en servir. Elle aura des liaisons avec des agents, des maîtres-nageurs, des journalistes, des photographes, des professeurs de chant, des scénaristes mexicains, des présidents. Ses draps auront vu Marlon Brando, Frank Sinatra, Yves Montand. Elle aura épousé deux icônes de la civilisation américaine: un sportif et un écrivain. Sammy Davis Jr. aura ce mot: «Elle hante les hommes qui l’ont connue, comme une araignée qui revient sans cesse sur votre plafond.» Voilà pour la façade.

Le malheur, l’incertitude étaient rarement loin. Avortements à répétition, fausses couches à la pelle, tentatives de suicide impossibles à répertorier: elle a peur de devenir folle, d’oublier son texte, de rater sa vie. Ses carnets publiés récemment ont révélé une femme sensible, écorchée vive, intelligente. On découvre le sismographe d’un désastre intime. En quelques pages, adieu à la ravissante idiote. Arthur Miller avait raison: «Elle était un poète au coin de la rue essayant de réciter ses vers à une foule qui lui arrachait ses vêtements.»

Au début des années 1950.
Au début des années 1950. Crédits photo : Earl Theisen/Getty Images

À l’image, on ne remarque qu’elle. Dans Quand la ville dort, elle est la maîtresse d’un avocat marron. Dans Eve, elle est une actrice sans talent qui ne lâche pas le bras de George Sanders. Dans Sept ans de réflexion, une bouche de métro soulève sa robe blanche, sur un trottoir de Lexington Avenue. Elle est la Lorelei Lee des Hommes préfèrent les blondes, la délicieuse Sugar Kane de Certains l’aiment chaud, la chanteuse Cherie de Bus Stop. Dans Comment épouser un millionnaire, elle est l’intrigante Pola Debevoise.

Dans la vie, quand elle ne voulait pas qu’on la reconnaisse, elle utilisait le pseudonyme de Zelda Zonk. Le choix du prénom n’est pas indifférent. C’est celui de l’épouse de Fitzgerald. Côté touche de désastre, Marilyn n’avait rien à apprendre.Elle avait un secret et elle ignorait lequel. Le public l’adorait. Certains de ses pairs la méprisaient. Tony Curtis assurait que «l’embrasser, c’est comme donner un baiser à Hitler». Laurence Olivier la prenait de haut. «Il me lançait de sales regards, même quand il souriait. On aurait cru qu’il venait de renifler un tas de poissons morts.» «Tout ce qu’on vous demande, Marilyn, ma chère, c’est d’être sexy», lâchait-il en se pinçant le nez sur le plateau du Prince et la Danseuse. Elle qui rêvait de jouer Les Frères Karamazov

La discipline des studios l’incommodait. Elle ruait dans les brancards. Lorsqu’elle se plaignait à Lee Strasberg de son incapacité à être à l’heure, le fondateur de l’Actors Studio lui répondit: «Eh bien, soyez en avance.» Avec elle, les prises étaient innombrables. Billy Wilder s’arrachait les cheveux, mais il était bien obligé d’avouer que le résultat valait la peine.

Hollywood a des relents faisandés. «C’est un endroit où on peut vous offrir 1 000 dollars pour un baiser et 50 cents contre votre âme. Je parle en connaissance de cause, j’ai souvent refusé le premier marché et sollicité le second.» Ses caprices sont légion, noyés dans des flots de gin et de Dom Pérignon, accompagnés de poignées de barbituriques, de coups de fil nocturnes, de rimmel qui coule, de promesses non tenues. Elle glousse, se dandine, masque son léger bégaiement, aimerait que ses seins ne constituent pas son principal atout. Elle savait comment marcher. Ses hanches ondulaient. L’effet était palpable, immédiat. Et cette façon de garder les lèvres perpétuellement entrouvertes.

Son coach, l’insupportable Paula Strasberg – la Méthode, la fameuse méthode, où vous devez laisser vos pires souvenirs s’emparer de vous pour la moindre scène – ne la quitte pas d’une semelle.Cette fille-là devait être irrésistible, exténuante, incontrôlable. Elle a eu plusieurs existences, des identités multiples. Elle a été présentée à la reine Elisabeth, a serré la main de Khrouchtchev, couché avec John Kennedy.

Au début des années 1950.
Au début des années 1950. Crédits photo : Earl Theisen/Getty Images

Truman Capote, avec qui elle dansait le mambo dans les boîtes new-yorkaises, voulait qu’elle incarne la Holly Golightly de Petit déjeuner chez Tiffany. Elle convoita le rôle d’Elizabeth Taylor dans Cléopâtre, postula pour celui de Baby Doll. Verdict: trop âgée. Elle créa sa propre société de production avec le photographe Milton Greene, s’installa sur la côte Est («Si je ferme les yeux et que je pense à LA, tout ce que je vois, c’est une énorme varice»). Elle n’avait pas un sou sur elle («Je me fiche de l’argent. Je veux simplement être merveilleuse»).

Feuilles d’herbe était son livre de chevet. Elle déjeunait chez Carson McCullers avec Karen Blixen, lisait Ulysse dans des jardins publics. Elle fut un idéal gibier de psychanalyse. Le docteur Ralph Greenson en profita. Son mariage avec Joe DiMaggio dura neuf mois. Les champions de base-ball ne raffolent pas qu’on leur casse les oreilles avec Freud ou Joyce. Par amour pour Arthur Miller, elle se convertit au judaïsme.

Sa véritable religion était elle-même. «Tout ce que je veux, c’est mourir», écrit-elle quelque part. Le désordre qui régnait dans sa tête égalait celui qu’on remarquait sur sa table de nuit ou sur la banquette arrière de sa voiture. Sa beauté l’encombrait. «Je peux obliger mon visage à faire tout ce que je veux, exactement comme vous pouvez prendre une toile blanche et y peindre un tableau.» Ses vingt-huit films constituent un autoportrait. Elle a gratté son ukulélé dans un wagon bondé, sauvé des mustangs dans le désert du Nevada, s’est endormie dans un autocar, trémoussée pour obtenir des diamants. Elle a souhaité un lascif «Happy birthday, Mister President» à JFK, lors d’une soirée au Madison Square Garden. La robe transparente qu’elle portait a été vendue aux enchères. Le motel de Niagara a été rasé. À la place, on a édifié un centre commercial.

Et puis il y a la nuit du 4 au 5 août 1962. Personne n’aura jamais la vérité. Banal mélange de Nembutal et de laxatif? Assassinat déguisé? Faux suicide? Les hypothèses se sont accumulées. Le FBI l’avait mise sur écoute. Robert Kennedy l’avait appelée. Elle avait eu aussi Peter Lawford, beau-frère et fournisseur de filles attitré. La police ne fut pas prévenue tout de suite. Que s’était-il passé au juste, le week-end précédent, au Cal Neva Lodge du lac Tahoe, rendez-vous favori des pontes de la mafia? Marilyn en était revenue hagarde, droguée, murée dans son silence. Ces questions restent sans réponse.

À son enterrement, DiMaggio refusa que Sinatra soit présent. Over The Rainbow, la chanson du Magicien d’Oz, s’éleva sous la voûte de la chapelle. Vingt-quatre personnes avaient été invitées, pas une de plus. Pendant vingt ans, trois fois par semaine, DiMaggio viendra fleurir sa tombe de trois roses rouges. «La gravité finit toujours par nous rattraper», avait dit Marilyn un jour. Sa mère lui a survécu. Le père qu’elle n’avait pas connu est mort bien après elle. Dans son portefeuille, on trouva une photo de sa fille. Sur le tirage, était-ce Norma Jean ou Marilyn Monroe?

PROMETHEUS: Smash of the Titans!

Prometheus costars Charlize Theron and Michael Fassbender go head-to-head— and more. Click here to read the full interview with Lynn Hirschberg.

By Lynn Hirschberg
Photographs by Mario Sorrenti
Styled by Edward Enninful
Sinfully hot photos of them both, gorgeous couple, sensual and so oh là là!

Read More http://www.wmagazine.com/celebrities/2012/08/charlize-theron-michael-fassbender-prometheus-cover-story-ss#ixzz21IPbpTIJ