Mia Dumont - Blog d'une consultante du Superflu...

Mia Dumont – Blog d'une consultante du Superflu…

Witchoria: Human Error= wow!

Brilliant encounter between design, photo and Mac.  Thank you VICTORIA SIEMER/ FUBIZ

La série « Human Error » a été pensée par la designer graphique Victoria Siemer (alias Witchoria). Elle crée des polaroids à partir de photos qu’elle prend et ajoute par-dessus des fenêtres d’alertes, de mises à jour ou de bug qui apparaissent sur Mac.

Une rencontre intelligente entre la photographie et l’ère numérique.

Paris vs New York: a tally of two cities

PORTRAIT
Paris, New York et les entre-deux.
Artiste et designer graphique, Vahram Muratyan est l’auteur du livre adapté de son blog lancé en 2010, Paris versus New York, ouvrage célébrant les deux villes légendaires à travers un match visuel et amical. Après une présentation des œuvres chez colette et au Standard à New York, les face-à-faces sont exposées pour le 100e anniversaire du prestigieux restaurant d’Alain Ducasse, Benoît.
Diplômé de l’ESAG-Penninghen en 2002, il y a également enseigné l’édition et le design graphique. Vahram continue à développer ses projets personnels, tout en collaborant avec Prada ou la Mairie de Paris. Vahram publie chaque semaine sa chronique visuelle dans M le magazine du Monde. Il partage sa vie entre la ville Lumière et la Grosse Pomme.

Paris, New York and everything in-between.
Vahram Muratyan is a French graphic artist. His work mixes commissioned work in print for high-profile clients and personal projects. In the fall of 2010, during a long stay in New York, Vahram launched his first blog, Paris versus New York, a tally of two cities. A site viewed more than 4 millions times, exhibitions at colette and The Standard, eventually the book Paris versus New York, published by Penguin.
Among his new projects, the weekly column La ville est belle in M, the magazine created by Le Monde in France. And recently, the Prada Spring/Summer 2012 special collaboration, Parallel Universes.

Un match visuel amical entre ces deux villes, c’est le regard d’un amoureux de Paris sur un New York rempli de détails, de clichés et de contradictions : suivez le guide.

A friendly visual match

between two cities told by

a lover of Paris wandering

through NewYork.

Details, clichés,

contradictions :

This way, please.
Go go visit his website.  This guy is a genious!
Made my day…

Design perfection

Coup de cœur pour cette réalisation du studio d’architecture et de design italien Zo Loft. En effet, les équipes ont imaginé pour les amateurs de matériel informatique ce   « Qwerty Couch », un véritable canapé composé de coussins cubiques repositionnables et reprenant certaines touches de clavier.(Fubiz)

Pictograms pets

Focus pour le nouveau projet « Word Animals » par le graphiste et designer australien Dan Fleming. Un rendu original et un impressionnant travail typographique autour d’une large palette de couleurs et de noms d’animaux. Découvrez ces silhouettes et sa série en images sur son site.

Fubiz

Eileen Gray:un design qui défie le temps

    C’est la reine de l’Art Déco, période 1920-1930.  Avec d’autres, bien sûr, tels Chéreau, Le Corbusier, Jean Prouvé, Charlotte Perriand et tant d’autres.  Une Visionnaire dont les meubles, fauteuils avangardistes et tapis sont ré-éditées depuis les années 60′.

    Je partage avec vous cet article du FIGARO en attendant de courir voir l’expo dès mon arrivée!

  • Eileen Gray, une aventurière de la modernité

    Par Béatrice De Rochebouet, Sophie De Santis Publié le 26/02/2013 à

    La villa E 1027 d'Eileen Gray et Jean Badovici.
    La villa E 1027 d’Eileen Gray et Jean Badovici. Crédits photo : L’Architecture vivante, n° spécial, Paris, Éd. Albert Morancé automne-hiver 1929

    Elle fut peintre, décoratrice et architecte. Le Centre Pompidou rend enfin hommage à cette Irlandaise visionnaire aux multiples talents. Son inventivité a traversé le XXe siècle, de l’Art déco aux années 1970.

    Eileen Gray est l’une des créatrices les plus inventives de son époque. Et pourtant, Paris a attendu plus de trente-cinq ans après sa mort pour célébrer enfin dignement cette étonnante aristocrate Irlandaise voyageuse dans l’âme, esprit libre en quête de modernité. Seul le Victoria & Albert Museum de Londres avait rendu hommage aux talents multiples de cette figure audacieuse de l’Art déco en 1979, suivi par le MoMA de New York en 1980 puis le Design Museum en 2005. Est-ce l’emballement du marché de l’art ces dernières années qui a contribué à faire naître le mythe Eileen Gray? Depuis le 24 février 2009, date de l’adjudication à 21,9 millions d’euros pour son Fauteuil aux dragons provenant de la collection Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, elle est devenue la designer la plus chère en vente publique. Réalisée pour la modiste Suzanne Talbot, cette pièce historique, emportée par la galerie Vallois pour un client vraisemblablement américain, manque à l’appel de ce riche parcours se visitant comme une succession de chapitres de sa carrière. Un déroulé banalement chronolo­gique ayant le mérite d’être clair, mais qui reste très conventionnel au regard de ce personnage hors norme. Son ami le couturier Jacques Doucet, pour lequel elle conçut le fameux paravent en laque Le Destin (lui aussi absent de l’exposition) lui ouvrit les portes du cercle fermé parisien de la mode et de l’art.

     Table aux chars,  1915.
    Table aux chars, 1915. Crédits photo : Vallois-Paris-Arnaud Carpentier

    Grâce à de nombreux prêts de collectionneurs privés, la vie de cette avant-gardiste «qui a voulu s’extraire de la très victorienne sphère familiale, renoncer au mariage et partir vivre seule en France», explique la commissaire Cloé Pitiot, se déroule sous nos yeux. Elle commence avec la Table aux chars et le Paravent en briques, deux pièces iconiques de sa période du laque dont cette garçonne aux cheveux coupés courts, toujours habillée d’un costume d’homme, perfectionne la technique pendant vingt ans avec l’artisan japonais Seizo Sugawara. Ses années fastes de la période de l’Art déco, entre 1920 et 1930, l’ont portée aux nues, avant une longue traversée du désert et une réhabilitation tardive à la fin des années 1960, sous la plume de l’historien Joseph Rykwert, dans la revue ­Domus.

    La lumière de la Méditerranée

    Table ajustable.
    Table ajustable. Crédits photo : Centre Pompidou / Jean-Claude Planchet

    La partie la moins connue et la plus novatrice est celle consacrée à son talent d’architecte qui dessine du mobilier associant des matériaux inédits. Pour l’époque (1926-1929), sa Table ajustable en structure d’acier tubulaire est une petite révolution. Lorsque ­Eileen Gray rejoint l’Union des artistes modernes (UAM), elle a déjà 50 ans. Au Salon des artistes décorateurs de 1923, elle montre ses ­talents les plus aboutis dans la chambre à coucher boudoir Monte-Carlo, qui lui vaut des critiques dans la presse française mais des éloges à l’international.C’est à cette époque qu’elle rencontre l’architecte roumain Jean Badovici, un proche de Le Corbusier, peu fortuné, de quinze ans plus jeune qu’elle. À flanc de rocher de Roquebrune- Cap Martin, près de Monaco, ils conçoivent ensemble la villa E 1027, une anagramme de leur prénom: E pour Eileen, 10 pour le J de Jean, 10e lettre de l’alphabet, 2 pour Badovici et 7 pour le G de Gray. La réussite de cette première des trois villas de la Côte d’Azur: qu’elle s’intègre au paysage tout en faisant corps avec son mobilier. «Un modèle de modernité sensible dans lequel les meubles mêmes, perdant leur individualité propre, se fondent dans l’ensemble architectural», explique le duo Gray-Badovici.

    Le mobilier, acquis par le Centre Pompidou est particulièrement bien mis en valeur. La villa restaurée depuis sept ans, devrait ouvrir au public cet été. Dans les hauteurs de Menton, la villa Tempe a Pailla, achevée en 1935 avant d’être vendue au peintre Graham Sutherland, est un autre exemple de simplicité et de sophistication.

    Lou Pérou, à Saint-Tropez, sera sa dernière retraite. Jusqu’à l’âge de 98 ans, cette pionnière de la modernité n’a cessé de se renouveler et de créer du mobilier, comme ce paravent de quatre panneaux en liège de 1973 aux formes radicales. L’image est omniprésente dans son œuvre, pourtant elle n’apparaît qu’en filigrane. On aurait aimé se plonger dans quelques-unes des archives photographiques données par son exécuteur testamentaire au V&A. Elles auraient permis de mieux se glisser dans son univers intime. On y aurait découvert comment, à travers ses autoportraits, elle a rompu avec l’académisme. Eileen Gray trouve enfin sa place à côté de l’autre grande dame que fut Charlotte Perriand, célébrée sept ans plus tôt à Pompidou.


    Une Irlandaise à Paris

    Eileen Gray par Berenice Abbott, 1926.
    Eileen Gray par Berenice Abbott, 1926. Crédits photo : Berenice Abbott / Commerce Graphics

    Dès 1907, Eileen Gray s’installe au 21, rue Bonaparte. Elle y vivra jusqu’à sa mort en 1976. Cette adresse a été un lieu mythique pour toute l’intelligentsia parisienne. Toute jeune marchande Cheska Vallois, l’une des premières à l’avoir défendue sur le marché, a rencontré son idole, âgée alors de 90 ans, dans cet appartement, où la créatrice fabriquait ­elle-même ses laques dans l’humidité de la salle de bains.

    Le 17 mai 1922, Eileen inaugure sa boutique de décoration Jean Désert, au 217, rue du Faubourg-Saint-Honoré. Elle y expose ses meubles en laque et en bois, ses tentures et divans, ses lampes et ses tapis aux motifs géométriques, et bientôt ses créations en métal. Le nom de cette enseigne que ­fréquente l’élite internationale et financière, fait référence au Jean Badovici, son ami et mentor et au désert que cette adepte du camping rêvait d’explorer. Seul un petit ­cercle de mécènes avant-gardistes, le riche entrepreneur Jean-Henri Labourdette, Elsa Schiaparelli, Charles et Marie-Laure de Noailles, étaient alors tentés par l’expérience d’une autre manière d’habiter, tout comme la chanteuse de music-hall Damia, avec ­laquelle elle partagea un moment de sa vie. Par l’entremise de Jacques Doucet, l’Irlandaise fut introduite dans le gotha parisien qui lui confie la décoration intérieure de nombreux appartements.

    Eileen Gray, Centre Pompidou, place Georges-Pompidou (IVe). Tél.: 01 44 78 12 87. Horaires: tlj de 11 h à 21 h, sf le mar. Jusqu’au 20 mai. Cat.:Cloé Pitiot, Éd. Centre Pompidou, 39,90 €


Pantone Food

Voici une série d’images rappelant le travail de la française Emilie Guelpa pour Fricote Magazine.

En effet, Alison Anselot s’est inspirée de la couleur de certains plats pour s’amuser à composer des clichés représentant des couleurs Pantone.

(Fubiz)

Aurevoir Andrée Putman

« Elle n’était pas belle, elle était mieux que ça ».

Je ne sais plus qui a dit ça mais c’est l’illustration de cette femme remarquable qui s’est éteint samedi.  Elle était hors d’âge, hors temps, plus grande que nature.  Voici quelques mots sur elle, si vous ne la connaissiez pas.

UNE VIE EN NOIR ET BLANC (Le Figaro)

Atypique, égratignée par la vie, celle qui se définissait comme le «mouton noir des moutons noirs» a donné une nouvelle dimension à la décoration. Elle est décédée samedi matin à l’âge de 87 ans.

Elle a aménagé l’intérieur du Concorde, signé l’architecture intérieure d’hôtels prestigieux, de musées, travaillé avec les plus grands noms de la couture, édité un mobilier réduit à l’essentiel et réédité des pièces de créateurs des années 1920-30 tels Jean-Michel Franck, Mallet-Stevens ou Eileen Gray, devenues aujourd’hui des icônes, créé des bijoux pour Christofle… Mais Andrée Putman n’était pas pour autant une touche-à-tout de génie. C’était une allure, un style, rigoureux et dépouillé, une culture et une certaine idée de l’élégance. Sa voix un peu rauque, grillée par les gitanes, s’est éteinte ce matin. La grande dame du design avait 87 ans.

Issue d’une famille recomposée de grands intellectuels bourgeois, elle se considérait comme «le mouton noir des moutons noirs». Atypique, égratignée par la vie mais aussi lumineuse. Ce qui la caractérisait? «Sa curiosité, son ouverture d’esprit, son humanisme. Elle se comportait en sociologue», assure Olivia Putman, sa fille. Ce qui lui permit de fréquenter, avec la même aisance, les milieux politiques, artistiques et le Palace, dont elle sera l’une des égéries.

Elle ne dessine pas mais elle capte tout

Dès les années 1970-1980, André Putman donne une nouvelle dimension à la notion de décoration qu’elle envisage comme une réflexion sur l’espace, le volume, la lumière, à une époque où l’on se contentait d’assortir rideaux, canapés et papiers peints. Elle ne dessine pas, mais elle capte tout. Seuls son intuition, ses yeux grands ouverts sur le monde, sa connaissance des gens la guident. Comme une évidence, elle imposera le blanc, le noir, le gris dans la maison et sortira la salle de bains de  son ghetto hygiéniste pour en faire une pièce à vivre à part entière.

Les projets dont elle était la plus fière? Ceux qui émanaient de belles rencontres humaines comme ce fut le cas avec Steeve Rubell, ex-propriétaire du Club 54, pour lequel elle relooke l’hôtel Morgans, pour en faire le premier boutique-hôtel. «Fière» est un bien grand mot car ses projets préférés étaient toujours ceux à venir, poursuit Olivia Putman. Elle aimait mettre en avant l’artisanat, faire prendre conscience de la beauté intrinsèque de matériaux simples comme le carton ondulé ou le grès cérame.

Racée, stylée, originale, susceptible, littéraire, Andrée Putman racontée par son premier éditeur, le si Parisien José Alvarez.

«Notre rencontre s’est faite de manière étrange», raconte son éditeur, José Alvarez, créateur des Éditions du Regard qui publia Andrée Putman de François-Olivier Rousseau en 1991. «Nous nous étions croisés dans Paris. Mais c’est en 1977 chez Jean-Gabriel Mitterrand, puis lors d’un dîner chez Helmut et June Newton que la rencontre s’est vraiment réalisée. Ce soir-là, nous sommes allés tous ensemble chez le photographe Marc Riboud et nous avons dansé tous les deux “cheek to cheek”. Je travaillais sur un livre consacré à l’excentrique couturier Mariano Fortuny et je lui en ai parlé. Elle s’est enthousiasmée, une de  ses grandes qualités et aussi une de ses grandes faiblesses car son discernement était dangereusement variable. Je lui ai dit: “Partons à Venise!” Le week-end suivant, je l’ai emmenée à Venise et lui ai fait découvrir le Musée Fortuny. Éblouie devant les lampes-projecteurs dessinées par Fortuny en 1907, elle y a trouvé l’idée de ses spots et de ses grandes lampes à poser Fortuny.» Ce furent les premiers objets qu’elle créa pour Ecart International, l’agence à laquelle succédera vingt ans plus tard l’Agence Andrée Putman, qu’elle dirigeait toujours, de loin.

«Andrée Putman était un personnage parisien», souligne ce fin connaisseur de la chose mondaine, arpenteur infatigable du petit monde de l’art et de ses dieux vivants, comme Anselm Kiefer. «Elle s’est imposée par son allure, cette espèce de chic qui était le sien, qui a beaucoup séduit et qui a beaucoup fait pour sa notoriété, outre-Atlantique en tout cas. La première fois que je l’ai vue, c’était en 1972 dans un défilé organisé toute une journée par Didier Grumbach et son bureau Créateurs Industriels, dont elle était la directrice artistique. Elle portait un peignoir de boxeur chiffré, magnifique, d’un grand couturier, elle attirait les regards et frappait les esprits par son port et son audace.» Andrée Putman a déjà fait quelques appartements, dont celui de Michel Guy, un ami sincère qui sera également un de ses premiers clients. «Son style a révolutionné les corners et les magasins Yves Saint Laurent, il a triomphé dans les années 1980 au point d’en devenir synonyme, il n’est pas pour autant démodé aujourd’hui, comme en témoigne son bureau en demi-lune créé pour Jack Lang au ministère de la Culture, toujours époustouflant.»

Andrée Putman a notamment créé un bureau en demi-lune spécialement pour Jack Lang, alors ministre de la Culture. Crédits photo : CATHERINE GUGELMANN/AFP

Son goût? «Andrée était une femme profondément littéraire, cela se ressentait dans sa manière de s’exprimer», souligne cet écrivain (Anna la nuit, 2009, Grasset). «Elle avait un langage, un vocabulaire, une parole qui la rendait différente. Tout était chez elle sujet à roman, à fiction. C’était une femme fictionnelle! Elle était d’une grande liberté et assez iconoclaste, même dans sa façon de vivre, jusque dans ses amours. Elle réunissait une idée du raffinement à la française exprimé de façon plus internationale, cocktail nouveau pour l’époque. Ella a créé son propre style sans que l’on puisse sourcer exactement d’où venait son inspiration. Elle a introduit dans l’habitat la vie de tous les jours, le noir et le blanc, qui restent son drapeau. Sa première grande réalisation très médiatisée, l’hôtel Morgans à New York, c’était noir et blanc, comme l’appartement qu’elle a fait au même moment pour Didier Grumbach à Manhattan. Cela ne ressemblait à rien de ce que faisaient alors les décorateurs, même les plus grands. Ce côté très épaulé, très raide qu’elle avait dans son physique hors normes se retrouve dans son travail.»

Initiée à l’art par son mari

«C’est son mari, Jacques Puman, un Flamand au rare génie, qui l’a initiée à l’art. Elle aimait me raconter qu’un jour il lui avait dit: “Andrée, si vous ne regardez pas l’art et si vous n’aimez pas l’art, vous êtes une conne!” De Bram Van Velde à Fabrice Hyber, elle l’a écouté.» Son succès retentissant, mais tardif, à 53 ans, vient-il du fait qu’elle a inventé un style que l’on n’associait pas à une femme? «Son histoire l’a marquée. Cette fille de la grande bourgeoisie lyonnaise avait été une vraie beauté, haute en jambes, athlétique et très blonde. Sa vie et son visage ont changé pendant l’Occupation, à Paris, lorsqu’elle vivait, rue de l’Abbaye, avec sa mère, après la mort de son père. Elle était musicienne, une pianiste qui se rêvait concertiste. Elle sortait d’un concert, place Malesherbes, qu’elle avait donné avec une amie. Une bombe avait complètement éventré une bouche de métro. Une fine cordelette marquait le début du vide. Elle ne l’a pas vue, est tombée dans ce trou la tête la première et s’est défigurée. Elle a gardé très longtemps ce corps superbe couronné de cette face altière, défiant le souvenir de l’accident.»

«Travailler avec Andrée était enrichissant, car c’était une femme de dialogue, de conversation, pas le “small talk”, l’échange au sens des salons littéraires et artistiques», insiste l’éditeur des conférences d’Anselm Kiefer au Collège de France. «Elle incarnait à la fois cette bourgeoisie dix-neuvièmiste, cette élégance verbale, ces manières et puis une soif de très grande modernité. Elle aimait l’avant-garde, en musique comme en tout», se souvient José Alvarez. Andrée Putman a souvent été décrite comme un tempérament assez rude, pour ne pas dire une walkyrie. «Qualités et défauts sont souvent de même ampleur chez les personnes de talent. Sa sincérité était entière, comme sa triche. Par exemple, elle répétait à ses amis et proches:“On peut tout se dire!”». Elle le pratiquait à l’envi, avec une force terrible, parfois avec justesse. On l’acceptait car elle le formulait avec une intelligence aiguë. Mais c’était aussi quelqu’un à qui l’on ne pouvait rien dire. Qui ne voulait pas écouter. Et ça, c’était une immense faiblesse. Si l’on peut tout dire, on doit pouvoir tout entendre.»

INTERIOR designer Andrée Putman has died aged 87. The famed French creative passed away at her home in Paris this morning, her family confirmed today.

Putman was renowned for her work designing boutique interiors for some of the biggest names in fashion, including Karl Lagerfeld, Yves Saint Laurent and Guerlain. She also redesigned the interior of the Concorde jet and countless modern boutique hotels and apartments around the world – including a 31-story skyscraper in Hong Kong named The Putman. In 1997 she launched her eponymous interior design company, Studio Putman – of which her daughter Olivia has been art director since 2007.

The designer’s funeral will be held on Wednesday at the Eglise Saint-Germain-des-Prés in Paris, reports WWD.

30 Quirky & Unique Playing Card Designs
Posted: 16 Dec 2012 10:01 PM PST
Playing cards are typically palm-sized for convenient handling. A complete set of cards is called a pack or deck, and the subset of cards held at one time by a player during a game is commonly called a hand. A deck of cards may be used for playing a great variety of card games, with varying elements of skill and chance, some of which are played for money. Because playing cards are standardized and commonly available, they are used for other purposes, such as illusions, cartomancy, cardistry, and building card structures.

Playing cards were invented in ancient China. They were found in China as early as the 9th century during the Tang Dynasty (618–907). The cards you see today weren’t always like this, they’ve gone through different designs, sizes, styling, suits, and regulations. Today any designer can create his/her own set and have them printed for a reasonable price. Because of this, designing creative playing cards has become a popular trend.

Kickstarter is an easy target for this trend, check out the following projects that are dedicated to designing and producing custom playing cards:

Creature Cards – monstrous playing cards for games or rpgs
Stealth Playing Cards
A Deck of Playing Cards by Pedale Design
Bicycle Amazing Adventurers – Steampunk Playing Cards
The Lincoln Deck – Mid-1800′s style
New Release : Urban Punk Bicycle Playing Cards
We hope the following designs will inspire you on making your own deck of playing cards. Enjoy!

For reference:  Inspirationfeed.com

Truth & Lies

Justin Barber is a freelance graphic designer who specializes in branding & identity. His work has been recognized by Apple, Behance, and International Designers Network, among others. His latest project called “Truth and Lies” has been creating a notable buzz on Behance. His humorous posters take some of the most common, everyday lies we tell ourselves and hear from others. The posters are very well executed and cracked us up!

Umino Seaweed Shop: designers sushis

The BBDO advertising company designed seaweeds sheets for the next generation of suchis!

Yes, you read it here.  The Nori algea sheets are laser cut for a great result.  Isn’t that the most amazing foodie news?